août 20th, 2010 in Divers | 18 Comments »
La destruction d’un nid de râle des genêts lors de la fauche tardive d’une zone humide a amené l’AOMSL (Association Ornithologique et Mammalogique de Saône et Loire) et le Conservatoire des Sites Bourguignons à prélever les œufs rescapés et à les acheminer rapidement au Centre. Immédiatement placés en incubateur, les 7 œufs ont au final donné 6 jeunes dont 1 non viable. Parmi les 5 jeunes, 2 n’ont survécu que quelques jours.
Ce sont donc en définitive 3 jeunes âgés de 4 semaines qui ont été relâchés le 19 août dans une prairie humide du Val de Saône au sud de Chalon sur Saône
, à proximité de l’emplacement de leur nid d’origine. Ils pourront ainsi vraisemblablement contacter des congénères avant d’entreprendre la migration. Très vite, l’instinct a repris le dessus, et devant les partenaires réunis pour l’occasion, les trois oiseaux se sont rendus invisibles, se fondant dans la végétation.
Le râle des genêts figure sur la liste des espèces en danger d’extinction (500 mâles chanteurs en France). Sa régression est liée à la destruction de son biotope, les prairies humides. Le relâcher de ces 3 jeunes n’enrayera pas la tendance, mais a permis de mettre au point un protocole d’élevage, qui pourra, pourquoi pas, être mis à profit dans un éventuel programme de reproduction aux fins de renforcement de population, réalisé dans le cadre d’un plan de restauration.

avril 17th, 2010 in Divers | 27 Comments »
Découvert le 2 avril par un de nos adhérents, le premier cadavre, queue coupée et tête constellée d’impacts a aussitôt été signalé à l’ONCFS et a fait l’objet d’une radio. Celle-ci a révélé la présence de 102 plombs dans sa tête, résultat d’un tir à bout portant qui a immédiatement fait soupçonner un piégeage. 
L’ONCFS a mené l’enquête avec doigté et a rapidement orienté ses soupçons vers le préposé au piégeage des ragondins aux alentours du lagunage de la commune du Louverot. Alors qu’ils effectuaient une visite aux fins de recherche d’indices aux alentours des cages pièges, les agents de l’ONCFS ont découvert un second cadavre présentant les mêmes blessures et mutilations. Une perquisition au domicile du suspect a aussitôt été diligentée, et le présumé coupable a reconnu les faits, de piégeage et destruction qu’il aurait déclaré avoir perpétré avec l’accord du maire de la commune, après qu’il l’ait avisé.
Ainsi, avec 1,74km² de territoire communal, Le Louverot détient (pour longtemps sans doute) le record de de destruction d’espèce protégée (et de chat forestier) par m². Triste bond en arrière de 34 ans, triste perspective pour nos enfants de voir le patrimoine naturel détruit par bêtise, obscurantisme et mépris d’une réglementation sensée protéger des espèces en régression, et dans le respect de laquelle les édiles devraient être exemplaires. Triste trophée que cet appendice caudal coupé comme témoignage honteux de la destruction d’un des derniers vestiges de nature sauvage.
Car ne nous y trompons pas, quoi que puissent dire les gestionnaires patentés ou non de la faune sauvage, le chat forestier est menacé par les collisions routières, le braconnage et l’hybridation avec des chats domestiques incontrôlés par leurs propriétaires irresponsables. La Franche-Comté et l’Est de la France, seules zones où on peut le trouver , ont une responsabilité particulière dans sa protection.
ATHENAS, spécialisé dans la réhabilitation des félidés, et qui a soigné et relâché plus de 20 chats forestiers en 20 ans, a d’ores et déjà déposé plainte et se constituera partie civile.
Voir également http://www.leprogres.fr/fr/region/le-jura/jura/article/3006269/Un-homme-interpelle-pour-avoir-tue-deux-chats-sauvages-une-espece-protegee.html
janvier 28th, 2010 in Divers | 2 Comments »
Découverte par les pompiers d’Hérimoncourt (25), cette jeune chouette hulotte ne pouvait être laissée sur place, comme nous le préconisons habituellement lorsque le site le permet. Elle sera donc élevée au Centre et émancipée durant les 7 semaines à venir. Rappelons que les rapaces nocturnes sortent volontairement de la cavité natale avant de savoir voler, et ne tombent pas du nid, comme beaucoup le croient. Même au sol, ils sont nourris par les adultes, et il suffit souvent de les déplacer de quelques mètres et de les percher pour les mettre en sécurité.
La reproduction de la chouette hulotte est la plus précoce dans la saison parmi les rapaces nocturnes. En termes d’accueils au Centre, c’est la première fois qu’un jeune « tombé du nid » est récupéré en janvier.
Cette jeune chouette, âgée d’environ 26 à 28 jours a donc éclos dans les toutes premières heures de 2010, ce qui situe la ponte début décembre 2009, au moment où la douceur du climat laissait déjà voir la remontée sensible des effectifs de campagnols des champs et de campagnols terrestres. L’abondance de nourriture est un facteur déclenchant et/ou accélérateur pour la reproduction (date, importance des nichées).
En 2009, l’effondrement cyclique des populations de campagnols avait eu pour conséquence une faible reproduction chez la chouette hulotte.