2010 :1247 accueils, les résultats
2010 a battu tous les records avec 1247 accueils d’animaux.
Prochainement le bilan en ligne….. Statistiques, résultats…..
2010 a battu tous les records avec 1247 accueils d’animaux.
Prochainement le bilan en ligne….. Statistiques, résultats…..
L’amendement adopté par le Sénat le 1er décembre 2009 sur proposition de Gérard BAILLY, sénateur du Jura, et visant à réduire le budget « grands prédateurs » de l’État aura au moins eu une vertu : faire l’unanimité contre lui chez les associations franc-comtoises. Au nombre de 10 (fédérations et associations régionales), et représentant plus de 20 000 adhérents, elles ont adressé un courrier commun à Chantal JOUANNO, secrétaire d’État à l’Ecologie, et aux députés de Franche-Comté. Leur but, obtenir une annulation pure et simple de cet amendement lors du passage de la loi de finances 2010 en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.
Ci-dessous, le texte de ce courrier :
Madame la Secrétaire d’État,
Lors de sa séance du 1er décembre 2009, le Sénat a adopté sur proposition de M. Gérard BAILLY un amendement à la loi de finances 2010, portant sur une réduction de 500 000 euros des crédits destinés aux mesures d’accompagnement « grands prédateurs ».
Comme vous l’avez fait remarquer à M. BAILLY lors de cette séance, une baisse de ces crédits est de nature à pénaliser en tout premier lieu les éleveurs victimes de dégâts, puisque 86% de cette ligne budgétaire y est dévolue, les 14% restants étant consacrés à des missions de suivi ou de valorisation.
Nous attirons votre attention sur le fait que, concernant l’arc jurassien, dont est originaire M. BAILLY, le niveau de dégâts sur cheptel ovin n’a jamais été aussi bas depuis les premières années de la colonisation naturelle du massif par le lynx, notamment en raison de dispositifs de protection des élevages que cet amendement interdira désormais faute de crédits.
Les quelques élevages étant susceptibles de subir des dégâts en raison de leur situation particulièrement isolée se verront gravement pénalisés par cet amendement et ceci est de nature à ranimer un conflit dans une région où de ce point de vue la situation est apaisée depuis le début des années 90. De même, les opérations de soutien au pastoralisme se verront limitées, ceci contribuant à l’enfrichement et à la déprise pourtant décriés par M. BAILLY.
Concernant le bien-être animal sur lequel se fonde son argumentaire, il semblerait plus avisé de s’inquiéter des plus fréquentes attaques et déprédations perpétrées par des chiens errants qui tuent rarement les animaux mais les mutilent gravement.
L’État français, comme vous l’avez fait remarquer à M. BAILLY, a obligation de préserver les espèces menacées et leurs habitats, en application des textes européens. Il a une responsabilité dans la conservation des 3 espèces, ours, loup et lynx, visées par cet amendement, et ne doit pas laisser des visées mal inspirées, mal documentées et mal dirigées remettre en cause une politique d’intérêt général. Nous apportons à cette occasion notre soutien à la proposition d’un plan de conservation du lynx, pour l’heure inexistant, et proposé par l’association FERUS à vos services, et vous demandons instamment d’y donner suite.
A l’heure où les grands enjeux climatiques et la biodiversité font débat, et où la perte de biodiversité est devenue une évidence, il n’est pas pensable d’envisager la protection des espèces comme dans les années 60. Aussi vous demandons nous de tout mettre en œuvre pour appuyer l’annulation de cet amendement lors de son passage en deuxième lecture devant l’Assemblée Nationale.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Madame la Secrétaire d’État, nos respectueuses salutations.
Signataires :
Athénas Centre UFCS Franche-Comté/Bourgogne Est, BP 60921, 39009 LONS LE SAUNIER Cedex, – Franche-Comté Nature Environnement, Maison Régionale de l’Environnement, 7 rue Voirin 25000 BESANÇON – LPO Franche-Comté, Maison Régionale de l’Environnement, 7 rue Voirin 25000 BESANÇON – Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine de l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères, 3 rue Beauregard, 25000 BESANÇON – Jura Nature Environnement, 21, avenue Jean Moulin, 39000 LONS LE SAUNIER – Doubs Nature Environnement, Maison Régionale de l’Environnement, 7 rue Voirin 25000 BESANÇON – Haute-Saône Nature Environnement, Maison des associations, 53 rue Jean Jaurès, 70000 VESOUL – Pôle Grands Prédateurs, Carcom, Place du 11 novembre, 39000 LONS LE SAUNIER – Serre Vivante, 39290 MENOTEY – Société d’Histoire Naturelle du Pays de Montbéliard, 138, rue du Général Leclerc, 25230 SELONCOURT.
Dernières nouvelles :
A part un chat et un chien, les cages-pièges mises en place n’ont pas eu de succès. Onze jours après leur dernier signalement et sans nouvelle observation, il est probable que les deux jeunes lynx ne soient plus sur les lieux. Nous avons retiré notre piège et attendons pour le replacer un éventuel nouveau signalement, dont la probabilité , il est vrai, diminue. En exceptant la route et les chiens, les chances de survie de ces deux jeunes de six mois sont de l’ordre de 3 à 4 semaines à partir de la séparation de la mère. Autant dire qu’elles sont maintenant très minces…
Suite au signalement le 18 novembre de 2 jeunes lynx en difficulté aux portes de Pontarlier, nous avons passé une journée et une nuit sur le terrain
avec l’ONCFS (SD25) pour tenter sans succès de les recontacter et de les capturer. La mère de ces jeunes est vraisemblablement morte (pas d’appel nocturne, jeunes désorientés), et en l’absence de collision routière immanquablement signalée en milieu aussi urbanisé, chacun pourra tirer les conclusions qui s’imposent, en ces périodes de battues au grand gibier… Le SD25 et nous avons placé 2 cages piège pour tenter de reprendre ces 2 jeunes. Le réseau naturaliste local est alerté, et toute info récente (postérieure au 19 novembre 13h) sur un contact visuel est bonne à prendre.
Bien sûr, en cas d’observation, nous déconseillons toute tentative d’approche, de nourrissage et toute publicité pour conserver les chances de capture intactes. En effet, ces jeunes sont condamnés à brève échéance s’ils ne sont pas capturés rapidement. Ils ne représentent bien entendu aucun danger pour la population, pour autant qu’on ne cherche pas à les approcher ou les manipuler. Toute personne les apercevant est invitée à nous contacter d’urgence au 03 84 24 66 05 ou au 06 76 78 05 83
Afin de compléter cet article , un éclaircissement et une information :
- les conclusions auxquelles il est fait allusion plus haut sont évidentes : nous pensons à un braconnage. En effet, la récurrence de ces découvertes en cette période en rend la probabilité très grande, comme grande doit être la tentation pour certains de faire feu lorsque l’animal se trouve à portée. Cela ne signifie pas que nous mettions l’ensemble des chasseurs dans le même sac, et des réactions positives de certains d’entre eux à cette information nous ont par ailleurs donné des raisons d’espérer. Mais il n’en reste pas moins que nous pensons nécessaire de mettre le doigt sur ce phénomène de façon à susciter une prise de conscience de cette problématique.
- et justement , le Président de la Fédération des chasseurs du Doubs nous a fait savoir de vive voix qu’il avait fait passer l’information auprès de ses adhérents en leur demandant de signaler toute observation de jeune en détresse. Saluons cette ouverture d’esprit et ce sens des responsabilités, et souhaitons que l’exemple s’étende à d’autres départements de Franche Comté.