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PREMIER RELÂCHER D’UN CASTOR

Tombé dans un regard en béton à la sortie de la station d’épuration de Cramans (39), ce castor immature de 10Kg s’était endommagé les griffes et les pattes sur les parois lisses en tentant en vain de sortir, et découvert par les employés de la communauté de communes, avait été sorti de ce mauvais pas par l’ONCFS, épuisé et en état de choc.Castor récup (2) copie

Rapidement transporté au centre, il a fait l’objet d’un examen vétérinaire, puis d’un traitement contre le choc et d’une antibiothérapie pour prévenir une infection de ses blessures par ailleurs bénignes.

Placé en box avec une brassée de branches de saule, il a rapidement repris ses esprits et a copieusement mangé dès la fin de journée.Castor mise en box (50) copie

Le lendemain, en pleine possession de ses moyens, il a été relâché en présence de l’ONCFS à Chissey sur Loue, un peu en aval de son lieu de découverte.

C’est le premier accueil d’un individu de cette espèce au Centre. Le castor a recolonisé le Jura depuis plusieurs années, d’abord sur le Suran, puis, plus récemment sur le Doubs et la Loue. Sur cette dernière rivière, il s’agit de l’observation la plus en amont  connue, témoignage de la lente mais sûre progression de l’espèce, qui est suivie pas à pas par l’ONCFS et les naturalistes. Mâle ou femelle, difficile de trancher, tout est caché à l’intérieur d’un pseudo-cloaque. Seule certitude, au regard de son poids, il s’agit d’un jeune de l’an passé. Les adultes, eux, oscillent entre 15 et 28Kg.Castor relâcher (8) copie

2009 : BILAN DES ACCUEILS D’ANIMAUX AU CENTRE

961 animaux ocourbes- 1 copient été recueillis en Centre en 2009, soit 20% de moins qu’en 2008, 10% de moins qu’en 2007, mais davantage que les années précédentes. Cette baisse en partie prévisible (nous avions constaté depuis 2 ans un fléchissement dans la courbe d’augmentation des entrées) a été accentuée par deux phénomènes :

-une année en creux pour les populations du campagnols des champs, nourriture de nombreux prédateurs (ainsi la mauvaise reproduction des chouettes hulottes a eu pour résultat de diviser leurs accueils au centre par 20).

- l’extraordinaire (et inquiétante) douceur de l’automne et du début d’hiver), qui a eu pour résultat un moins grand nombre d’accidents (routiers notamment) pour les oiseaux.

Les causes dominantes sont toujours les mêmescamembert :

Collisions routières et accueils de jeunes animaux, ramassés à tort ou a raison par les particuliers.

A noter, la prédation par animal domestique (chat principalement) en hausse, véritable fléau pour la petite faune de proximité (passereaux, chauve-souris et écureuils).

A noter également, le retour du poison et du piège, qui coïncide avec une radicalisation des prises de  position contre les prédateurs.

La proportion de mammifères recueillis est passée à 20% du total, du fait de la baisse des accueils d’oiseaux.

Principal concerné, le hérisson qui avec 73 accueils représente 7,5% du total.

Le taux de relâcher global est de 44% des animaux accueillis, et représente  72% des animaux traités (survie supérieure à 24h).

ACCUEILS EXTRAORDINAIRES EN 2009 :

1 circaète Jean le Blanc, 1 blongios nain, 1 engoulevent d’Europe, 2 mouettes tridactyles, 2 cigognes noires, 1 oreillard gris.

Davantage de détails dans ATHENEWS n°47 (à paraître en février), ainsi que lors de notre assemblée générale du 28 mars 2010.

DEUX LYNX ORPHELINS A PONTARLIER (25)

Dernières nouvelles :

A part un chat et un chien, les cages-pièges mises en place n’ont pas eu de succès. Onze jours après leur dernier signalement et sans nouvelle observation, il est probable que les deux jeunes lynx ne soient plus sur les lieux. Nous avons retiré notre piège et attendons pour le replacer un éventuel nouveau signalement, dont la probabilité , il est vrai, diminue. En exceptant la route et les chiens, les chances de survie de ces deux jeunes de six mois sont de l’ordre de 3 à 4 semaines à partir de la séparation de la mère. Autant dire qu’elles sont maintenant très minces…

Suite au signalement le 18 novembre de 2 jeunes lynx en difficulté aux portes de Pontarlier, nous avons passé   une journée et une nuit sur le terrain capture-fario-4-copieavec l’ONCFS (SD25) pour tenter sans succès de les recontacter et de les capturer. La mère de ces jeunes est vraisemblablement morte (pas d’appel nocturne, jeunes désorientés), et en l’absence de collision routière immanquablement signalée en milieu aussi urbanisé, chacun pourra tirer les conclusions qui s’imposent, en ces périodes de battues au grand gibier…  Le SD25 et nous avons placé 2 cages piège pour tenter de reprendre ces 2 jeunes. Le réseau naturaliste local est alerté,  et toute info récente (postérieure au 19 novembre 13h) sur un contact visuel est bonne à prendre.
Bien sûr, en cas d’observation, nous déconseillons toute tentative d’approche, de nourrissage et toute publicité pour conserver les chances de capture intactes. En effet, ces jeunes sont condamnés à brève échéance s’ils ne sont pas capturés rapidement. Ils ne représentent bien entendu aucun danger pour la population, pour autant qu’on ne cherche pas à les approcher ou les manipuler. Toute personne les apercevant est invitée à nous contacter d’urgence au 03 84 24 66 05 ou au 06 76 78 05 83

Afin de compléter cet article , un éclaircissement et une information :

- les conclusions auxquelles il est fait allusion plus haut sont évidentes : nous pensons à un braconnage. En effet, la récurrence de ces découvertes en cette période en rend la probabilité très grande, comme grande doit être la tentation pour certains de faire feu lorsque   l’animal se trouve à portée. Cela ne signifie pas que nous mettions l’ensemble des chasseurs dans le même sac, et des réactions positives de certains d’entre eux à cette information nous ont par ailleurs donné des raisons d’espérer. Mais il n’en reste pas moins que nous pensons nécessaire de mettre le doigt sur ce phénomène de façon à susciter une prise de conscience de cette problématique.

- et justement , le Président de la Fédération des chasseurs du Doubs nous a fait savoir de vive voix qu’il avait fait passer l’information auprès de ses adhérents en leur demandant de signaler toute observation de jeune en détresse. Saluons cette ouverture d’esprit et ce sens des responsabilités, et souhaitons que l’exemple s’étende à d’autres départements de Franche Comté.