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PREMIER RELÂCHER D’UN CASTOR

Tombé dans un regard en béton à la sortie de la station d’épuration de Cramans (39), ce castor immature de 10Kg s’était endommagé les griffes et les pattes sur les parois lisses en tentant en vain de sortir, et découvert par les employés de la communauté de communes, avait été sorti de ce mauvais pas par l’ONCFS, épuisé et en état de choc.Castor récup (2) copie

Rapidement transporté au centre, il a fait l’objet d’un examen vétérinaire, puis d’un traitement contre le choc et d’une antibiothérapie pour prévenir une infection de ses blessures par ailleurs bénignes.

Placé en box avec une brassée de branches de saule, il a rapidement repris ses esprits et a copieusement mangé dès la fin de journée.Castor mise en box (50) copie

Le lendemain, en pleine possession de ses moyens, il a été relâché en présence de l’ONCFS à Chissey sur Loue, un peu en aval de son lieu de découverte.

C’est le premier accueil d’un individu de cette espèce au Centre. Le castor a recolonisé le Jura depuis plusieurs années, d’abord sur le Suran, puis, plus récemment sur le Doubs et la Loue. Sur cette dernière rivière, il s’agit de l’observation la plus en amont  connue, témoignage de la lente mais sûre progression de l’espèce, qui est suivie pas à pas par l’ONCFS et les naturalistes. Mâle ou femelle, difficile de trancher, tout est caché à l’intérieur d’un pseudo-cloaque. Seule certitude, au regard de son poids, il s’agit d’un jeune de l’an passé. Les adultes, eux, oscillent entre 15 et 28Kg.Castor relâcher (8) copie

CHOUETTE HULOTTE PRECOCE : 1er jeune de 2010 récupéré en janvier

JhulotteDécouverte par les pompiers d’Hérimoncourt (25), cette jeune chouette hulotte ne pouvait être laissée sur place, comme nous le préconisons habituellement lorsque le site le permet. Elle sera donc élevée au Centre et émancipée durant les 7 semaines à venir. Rappelons que les rapaces nocturnes sortent volontairement  de la cavité natale avant de savoir voler, et ne tombent pas du nid, comme beaucoup le croient. Même au sol, ils sont nourris par les adultes, et il suffit souvent de les déplacer de quelques mètres et de les percher pour les mettre en sécurité.

La reproduction de la chouette hulotte est la plus précoce dans la saison parmi les rapaces nocturnes. En termes d’accueils au Centre, c’est la première fois qu’un jeune « tombé du nid » est  récupéré en janvier.

Cette jeune chouette, âgée d’environ 26 à 28 jours a donc éclos dans les toutes premières heures de 2010, ce qui situe la ponte début décembre 2009, au moment où la douceur du climat laissait déjà voir la remontée sensible des effectifs de campagnols des champs et de campagnols terrestres. L’abondance de nourriture est un facteur déclenchant et/ou accélérateur pour la reproduction (date, importance des nichées).

En 2009, l’effondrement cyclique des populations de campagnols avait eu pour conséquence une faible reproduction chez la chouette hulotte.

2009 : BILAN DES ACCUEILS D’ANIMAUX AU CENTRE

961 animaux ocourbes- 1 copient été recueillis en Centre en 2009, soit 20% de moins qu’en 2008, 10% de moins qu’en 2007, mais davantage que les années précédentes. Cette baisse en partie prévisible (nous avions constaté depuis 2 ans un fléchissement dans la courbe d’augmentation des entrées) a été accentuée par deux phénomènes :

-une année en creux pour les populations du campagnols des champs, nourriture de nombreux prédateurs (ainsi la mauvaise reproduction des chouettes hulottes a eu pour résultat de diviser leurs accueils au centre par 20).

- l’extraordinaire (et inquiétante) douceur de l’automne et du début d’hiver), qui a eu pour résultat un moins grand nombre d’accidents (routiers notamment) pour les oiseaux.

Les causes dominantes sont toujours les mêmescamembert :

Collisions routières et accueils de jeunes animaux, ramassés à tort ou a raison par les particuliers.

A noter, la prédation par animal domestique (chat principalement) en hausse, véritable fléau pour la petite faune de proximité (passereaux, chauve-souris et écureuils).

A noter également, le retour du poison et du piège, qui coïncide avec une radicalisation des prises de  position contre les prédateurs.

La proportion de mammifères recueillis est passée à 20% du total, du fait de la baisse des accueils d’oiseaux.

Principal concerné, le hérisson qui avec 73 accueils représente 7,5% du total.

Le taux de relâcher global est de 44% des animaux accueillis, et représente  72% des animaux traités (survie supérieure à 24h).

ACCUEILS EXTRAORDINAIRES EN 2009 :

1 circaète Jean le Blanc, 1 blongios nain, 1 engoulevent d’Europe, 2 mouettes tridactyles, 2 cigognes noires, 1 oreillard gris.

Davantage de détails dans ATHENEWS n°47 (à paraître en février), ainsi que lors de notre assemblée générale du 28 mars 2010.