‘Fiches Pratiques’

ATHENEWS n° 47 est paru.

Vignette Athenews 47

Bulletin d’ATHENAS pour le 1er trimestre 2010.
Dossier : Bilan des accueils 2009 &Compil de 10 années de faucons
…Et toujours ATHENEWS 46 disponible

Dossier N° 47 :

1/En 2009, le nombre des accueils a connu une baisse importante (-20%), surtout sensible en automne, et essentiellement due à l’extrême et préoccupante clémence du climat. 961 animaux en difficulté ont franchi les portes du Centre, contre 1205 en 2008 et 1103 en 2007. 44% des pensionnaires ont recouvré la liberté (taux supérieur à celui de 2008, en raison principalement de la baisse des accueils cet automne et de la plus forte proportion de jeunes dans les admissions.

2/Entre 2000 et 2009, 836 faucons représentant 5 espèces ont été admis au Centre Athénas, soit 765 faucons crécerelles, 47 faucons pèlerins, 16 faucons hobereaux, 7 faucons émerillons, 1 faucon sacre.

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Vous y trouverez également les rubriques habituelles : c’est de saison, actualité du centre (accueil d’oiseaux et de mammifères blessés), vie de l’association, infos régionales, nationales…
Ce bulletin est envoyé à tous les adhérents et partenaires.
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GRANDS PREDATEURS : unanimité des associations franc-comtoises

Poses Bobo 22 03 (5) copie L’amendement adopté par le Sénat le 1er décembre 2009 sur proposition de Gérard BAILLY, sénateur du Jura, et visant à réduire le budget « grands prédateurs » de l’État aura au moins eu une vertu : faire l’unanimité contre lui chez les associations franc-comtoises. Au nombre de 10 (fédérations et associations régionales), et représentant plus de 20 000 adhérents, elles ont adressé un courrier commun à Chantal JOUANNO, secrétaire d’État à l’Ecologie, et aux députés de Franche-Comté. Leur but, obtenir une annulation pure et simple de cet amendement lors du passage de la loi de finances 2010 en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.

Ci-dessous, le texte de ce courrier :

Madame la Secrétaire d’État,

Lors de sa séance du 1er décembre 2009, le Sénat a adopté sur proposition de M. Gérard BAILLY un amendement à la loi de finances 2010, portant sur une réduction de 500 000 euros des crédits destinés aux mesures d’accompagnement « grands prédateurs ».

Comme vous l’avez fait remarquer à M. BAILLY lors de cette séance, une baisse de ces crédits est de nature à pénaliser en tout premier lieu les éleveurs victimes de dégâts, puisque 86% de cette ligne budgétaire y est dévolue, les 14% restants étant consacrés à des missions de suivi ou de valorisation.

Nous attirons votre attention sur le fait que, concernant l’arc jurassien, dont est originaire M. BAILLY, le niveau de dégâts sur cheptel ovin n’a jamais été aussi bas depuis les premières années de la colonisation naturelle du massif par le lynx, notamment en raison de dispositifs de protection des élevages que cet amendement  interdira désormais faute de crédits.

Les quelques élevages étant susceptibles de subir des dégâts en raison de leur situation particulièrement isolée se verront gravement pénalisés par cet amendement et ceci est de nature à ranimer un conflit dans une région où de ce point de vue la situation est apaisée depuis le début des années 90. De même, les opérations de soutien au pastoralisme se verront limitées, ceci contribuant à l’enfrichement et à la déprise pourtant décriés par M. BAILLY.

Concernant le bien-être animal sur lequel se fonde son argumentaire, il semblerait plus avisé de s’inquiéter des plus fréquentes attaques et déprédations perpétrées par des chiens errants qui tuent rarement les animaux mais les mutilent gravement.

L’État français, comme vous l’avez fait remarquer à M. BAILLY, a obligation de préserver les espèces menacées et leurs habitats, en application des textes européens. Il a une responsabilité dans la conservation des 3 espèces, ours, loup et lynx, visées par cet amendement, et ne doit pas laisser des visées mal inspirées, mal documentées et mal dirigées remettre en cause une politique d’intérêt général. Nous apportons à cette occasion notre soutien à la proposition d’un plan de conservation du lynx, pour l’heure inexistant, et proposé par l’association FERUS à vos services, et vous demandons instamment d’y donner suite.

A l’heure où les grands enjeux climatiques et la biodiversité font débat, et où la perte de biodiversité est devenue une évidence, il n’est pas pensable d’envisager la protection des espèces comme dans les années 60. Aussi vous demandons nous de tout mettre en œuvre pour appuyer l’annulation de cet amendement lors de son passage en deuxième lecture devant l’Assemblée Nationale.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Madame la Secrétaire d’État, nos respectueuses salutations.

Signataires :

Athénas Centre UFCS Franche-Comté/Bourgogne Est,  BP 60921, 39009 LONS LE SAUNIER Cedex, – Franche-Comté Nature Environnement, Maison Régionale de l’Environnement, 7 rue Voirin 25000 BESANÇON – LPO Franche-Comté, Maison Régionale de l’Environnement, 7 rue Voirin 25000 BESANÇON – Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine de l’Environnement, du Sous-sol et des Chiroptères, 3 rue Beauregard, 25000 BESANÇON – Jura Nature Environnement, 21, avenue Jean Moulin, 39000 LONS LE SAUNIER – Doubs Nature Environnement, Maison Régionale de l’Environnement, 7 rue Voirin 25000 BESANÇON – Haute-Saône Nature Environnement, Maison des associations, 53 rue Jean Jaurès, 70000 VESOUL – Pôle Grands Prédateurs, Carcom, Place du 11 novembre, 39000 LONS LE SAUNIER – Serre Vivante, 39290 MENOTEY – Société d’Histoire Naturelle du Pays de Montbéliard, 138, rue du Général Leclerc, 25230 SELONCOURT.

Comment distinguer une tortue grecque d’une tortue d’Hermann ?

Pas toujours évident de faire la différence entre ces deux espèces de tortues terrestres !! Voici les deux principaux critères qui vous permettront de les reconnaitre à coup sûr…

Le critère le plus sûr est la présence d’excroissances particulières : la tortue d’Hermann (Testudo hermanni) possède une griffe kératinisée au bout de la queue, alors que la tortue grecque (Testudo graeca), possède deux éperons derrière les cuisses, éperons qui font défaut à la tortue d’Hermann. Des hybrides des deux espèces (provenant d’élevages illégaux)peuvent toutefois combiner les différents critères.

Second critère : la tortue grecque possède en général une écaille supracaudale (écaille juste au-dessus de la queue) simple, et la tortue d’Hermann une écaille supracaudale double.